LOUGDUNUMS

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Billets d'humeur... ou d'humour...

Petits mots d'humeur.. Ou d'humour.

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 A bientôt...



Une idée de reconversion pour le stade de Gerland

Petite chronique de mauvaise humeur...

Ce dimanche 4 Septembre, nous voilà tous à Gerland pour le match contre le grand Stade Toulousain. Belle affiche, stade plein, Canal Plus, VIP plein les loges, pom-pom girls, Chasseurs Alpins, drapeaux rouges à foison, la mine enjouée de Novès sur grand écran, bref tout est réuni pour une grande fête du rugby.

Résultat ? RIEN, le néant ... et pourquoi ??? à cause d’un stade froid, impersonnel, mal conçu, sans âme qu’on veut en plus nous imposer, comme on imposait autrefois aux cadets d’une famille de «finir» les affaires de leurs ainés.

Le LOU est-il condamné à se contenter des vieux restes de l’OL ????

Gerland ? C’est pas d’ambiance car le béton mange tous les bruits, des spectateurs à des kilomètres de la pelouse (on ne "sent" pas le match), des tribunes trop plates, etc… en fait, un stade ni fait ni à faire. Allez à Marcel Michelin et vous verrez ce qu’est un VRAI stade de rugby.

Et pour la convivialité, vous repasserez !!
Certes, les VIP sont peinards dans leurs loges, mais pour le spectateur lambda, sitôt le coup de sifflet final, c’est direction la rue, le parking ou le métro; pas de détour possible chez Alphonse comme à Vuillermet ou de salut à nos joueurs au sortir des vestiaires.

Vivement le MATMUT STADIUM où nous serons chez nous ! Gerland est un cimetière….
Tiens !! J’ai trouvé l’idée de reconversion idéale pour ce grand machin sans âme : un cimetière, puisqu’aussi bien les cimetières lyonnais manquent de place.

Allez le LOU !!!!  En route vers le maintien , tous unis derrière nos joueurs !!!"

 

Le Lougd'humeur de la Mammy

Merci !

 

D’abord, un grand merci à Jean-Henri TUBERT qui m’a encouragée, sur un pari, à suivre les joueurs en Pro D2.

Depuis, j’ai vu passer beaucoup de joueurs. J’en revois certains avec plaisir lors des déplacements.

Suivre l’équipe permet de découvrir une ambiance différente et de mieux connaître nos joueurs. Ainsi, ceux qui pensent qu’ils « sont fiers » s’apercevraient que c’est plus souvent de la timidité. Sous leur carapace, je trouve de « faux durs ».

Sur le terrain, un joueur peut avoir de la malchance. Au lieu de le diminuer, il faut le supporter, l’encourager. Il connait, peut-être, des ennuis personnels etc. Ne les blâmez pas !

Je constate que le rugby perd beaucoup de ses valeurs. Avec les joueurs, les entraîneurs et les dirigeants, nous devons nous battre pour les conserver.

Je remercie tous les joueurs pour les joies et les peines qu’ils m’ont offertes. Leurs joies et leurs peines (les larmes d’un joueur sont toujours émouvantes) sont miennes.

Je souhaite bonne chance à ceux qui resteront au bord du chemin cette année et beaucoup d’espoir, de courage et une bonne route en Top 14 pour les autres.

Je sais que vous êtes capable de bien faire.

Vos supporters seront avec vous !

 

La Mammy

 

Tout ça pour ça?

Dimanche 21h30. Retour d’Oyonnax. Je suis glacée.

Ce soir, appuyée sur le radiateur de mon salon, j'essaie de faire décongeler certaines parties de mon anatomie (en gros mes doigts et le bas de mon dos, car pour le nez c’est plus compliqué !).
Pendant que la chaleur réactive la circulation dans mes veines, je m’interroge : tout ça pour ça ???

Rien à voir avec le résultat du match... Arraché un nul à Oyonnax, dans des conditions atmosphériques rudes, on pourrait en être soulagé. Mais nourrir également quelques regrets : la victoire était largement à notre portée. Manque de lucidité ? Gourmandise des avants diront certains ? Mauvais choix ? Il est amusant de constater qu’il y a autant d’arbitres et d’entraîneurs dans les tribunes que de supporters. Chacun a son analyse, des choix à contester… Alors on peut refaire le match à la buvette, mais ce qui est fait est fait, et j’ai suffisamment de respect pour les joueurs pour ne pas les juger.

Mais justement le sujet de mon interrogation ce soir, c'est le respect. La chaleur du radiateur réchauffe peut-être les parties de mon corps engourdies, mais pas mon « Cœur de Lou » car je suis profondémment déçue.

La raison ? Je l'ai souligné dans mon portrait : j’aime le rugby et les valeurs qu’il véhicule. Mais
à quoi bon venir un dimanche après midi, louer un car, braver le froid, la neige, la pluie, s’investir, se refroidir, affronter un public pas toujours forcément amical, pour voir nos joueurs quitter la pelouse sans même un regard pour, certes, une "poignée de supporters", mais de ceux qui sont fidèles par tous les temps, et quel que soit le résultat ?

Seuls 2 d'entre eux (merci Eugène et Nicolas) ont eu ce geste pourtant si simple, à savoir de venir saluer les supporters transis, et de les remercier d’être là. Cela a réchauffé quelque peu mes os (moins que mon radiateur cependant...).
Je comprends la fatigue et l’envie de rejoindre la chaleur des vestiaires et de la douche. Mais on ne leur demande pas de faire la roue, ni de passer la nuit sur le terrain. Juste un geste..

Alors où est passé le respect pour ces anonymes qui viennent, quelles que soient les conditions, par leurs propres moyens, témoigner de leur soutien, et de leurs encouragements par leur simple présence ? S'agit-il d'un incident de parcours ? Pas vraiment. C’est malheureusement un mal récurrent lors de ces derniers matchs, à l’extérieur, comme à domicile.

J'avoue que ce soir, j’ai peur qu'une métamorphose ne finisse par s'opèrer en moi... Qu’elle aboutisse à une nouvelle forme de supporter, invisible et silencieux : un siège vide dans la tribune Est de Vuillermet…

Mais bon, la chaleur cuisante du radiateur finit par me rappeller que je devrais cesser de m’interroger ce soir, à moins de ne vouloir risquer la brûlure au 2ème degré.

Demain est un autre jour.

Forcément meilleur...

 

Premiers Regards...

"Au risque de vexer certains puristes, mon premier regard sur le rugby était loin d’être complaisant.

Je gardais l’image de blocs de muscles,  tout en sueur, avec des tronches façon Picasso, oreilles et yeux décollés, arrachés, rescotchés, et dotés d’une conversation se résumant à des borborygmes à la Rocky Balboa.

Avec un peu de recul, il est évident que les interviews de l’époque ne leur rendaient pas honneur : à la sortie du terrain, épuisés et couverts de boue, rafistolés tant bien que mal au sparadrap multicolore et équipés encore de leur protège-dent, les joueurs peinaient à répondre aux questions tellement pointues des journalistes : « Etes-vous déçus d’avoir perdu aujourd’hui ? (...)»

Mes parents aimaient déjà le rugby depuis longtemps. J’avais donc les notions nécessaires pour comprendre un match : le ballon n’est pas rond, ça ne se joue pas au pied (ou alors pour balancer une bonne patate dedans), on avance mais en lançant la baballe en arrière (pas logique hein ? entre nous cette règle m’a toujours troublée… l’idée vient de qui Nom de Zeus ??) , le but ultime étant d’aller s’écraser entre deux poteaux au fin fond du stade pendant que des psychopathes de 120 kilos se jettent sur vous ou vous démontent allégrement les rotules. Ok.

Et puis, ma sœur a commencé à franchement s’y intéresser. Evidemment, je l’ai rapidement soupçonnée de vilaines pensées, surtout qu’à la même époque sortaient les premiers calendriers des Dieux du Stade, qui, il faut bien le dire, ont largement contribué à donner une image plus « appétissante » de ces sportifs de haut niveau et de leur joli petit ballon habilement mis en scène…

Et parce que c’est la famille, un jour arriva ce qui devait arriver : je me suis retrouvée dans les tribunes, sous la pluie, ou encore par -20 °C dans le blizzard. Et force est de constater que peu à peu, je me suis prise au jeu.
Au point d’en arriver à assister à un France / Afrique du Sud au stade de Gerland, enceinte jusqu’aux yeux, à brailler comme une damnée et à menacer l’arbitre de toutes sortes de supplices que, je jure, plus jamais je n’évoquerais …

Par la suite, j’ai fait un peu comme tout le monde. J’ai vibré à l’unisson avec l’équipe de France, avancé fièrement à leurs côtés face aux Maoris et à leur impressionnant Haka. Haka que je pratique désormais régulièrement quand les enfants refusent de ranger leur chambre ou de mettre la table, je vous le recommande : effrayant et jubilatoire.

Alors je ne disculpe pas ma soeur de ses pensées inavouables. Parce que bon, amour du sport certes mais je suis certaine qu’elle profite quand même des mêlées pour faire un classement des plus beaux postérieurs masculins du monde*…

« Un sport de voyou pratiqué par des gentlemen ». Cette citation, elle n’est pas de moi, évidemment mais bon, elle fait classe dans un premier édito. L’époque veut qu’on ait redoré le blason du rugby. Aujourd’hui il est de bon ton de vanter son appartenance à ce sport, de dire que l’on y a inscrit ses enfants etc. Pourquoi? Le rugby véhicule des valeurs rassurantes, loin des revendications en tout genre, des bouderies, des violences gratuites. Voir ces grands gaillards se relever encore et toujours, et obéir comme des écoliers à un arbitre qui fait la moitié de leur ombre, je trouve ça réconfortant.

Nous avons même réussi à convertir mini loulou, fils de moi-même, qui maintenant, accompagne sa tante dans les gradins, se geler à la place de sa frileuse de mère, habiller comme Jeanne Mas en rouge et noir et en criant toutes sortes de slogans rimant avec ouhouhou…

Si aujourd’hui donc, il est de bon ton d’aimer et de soutenir le rugby, il y a cependant toujours eu des supporters fidèles qui n’ont pas attendu que la « tendance » mette ce sport en avant pour défendre les couleurs de leur club.  Et si j’ai bien compris, chère soeur aux motivations douteuses, ce site leur est quelque part aussi dédié.

Alors, bonne continuation à tous et toutes.

PS : si jamais y a un calendrier, n’hésitez pas, j’ai un Pola, je peux me lancer dans la photo ^^ suis même prête à embrasser la carrière de photographe (ou tout autre individu divinement musclé)…"

Little Sister

* pas faux :-) (Ndlr)